Développement

Le développement de Koh Chang depuis les années 90

A la fin des années 90 Koh Chang n’attire que les backpackers égarés qui viennent se reposer après un périple au Cambodge.

En dehors de White Sand Beach qui commence à se développer, aucune route digne de ce nom ne permet d’accéder au Sud de l’île. Klong Prao et Kai Bae sont des chemins de terre qui abritent de part et d’autres de petits bungalows en bois à l’aspect et au confort rudimentaires. L’électricité est un luxe et les plages naturelles sont vierges, jonchées de débris de bateaux et de palmes fatiguées par les vents. C’est le règne du “Robinsonisme”.

Après 2004 et le Tsunami qui ravage la côte Sud de la Thaïlande, Koh Chang sort intacte mais ragaillardie de cet épisode dramatique. Les tours opérateurs commencent à s’intéresser à cette île trop longtemps ignorée au profit des îles du Sud, désormais réputées “dangereuses” pour les touristes. Ce traumatisme pousse Koh Chang au devant de la scène, malgré elle.

Les investisseurs débarquent par dizaines et en quelques années l’île se dote d’infrastructures permettant au tourisme de se développer, le tout sous l’égide du TAT (Tourism Authority of Thailand) qui soutient le programme de développement de Koh Chang, pour en faire un pôle touristique majeur.

La fréquence des liaisons maritimes entre l’île et le continent se multiplie et la bande de bitume est étendue jusqu’au Sud de l’île et permet de développer les villages de Lonely Beach, Bai Lan et Bang Bao.

Les touristes découvrent alors un tracé ambitieux avec des montées, des lacets et des descentes qui retournent le cœur, notamment entre Kai Bae et Lonely Beach, le tout immergé dans cocon végétal envahissant.

On passe le col au rythme des sons de la forêt et du défilement des canopées sur le flan des montagnes.

Après 3 années de développement soutenu, la crise de 2008 ainsi que les couacs politiques ou environnementaux (inondations) freinent les ardeurs de développement fonciers et l’île connaît un bref répit sans toutefois jamais abandonner ses velléités de développement. La croissance des infrastructures, hôtels 4 étoiles, Resorts, restaurants, bars, Internet, magasins – se poursuit et l’île accueille chaque année un volume de touristes à un rythme toujours plus soutenu.

Les repères de citadins s’installent: les supérettes 7-eleven , les banques thai quasiment toutes représentées, les ATM par dizaines, les pharmacies, les stations services, tout est là pour accueillir touristes comme résidents à long terme.

Désormais, pour jouer les Robinsons, il faut descendre dans le Sud de l’île ou partir dans l’Est où le développement est toujours très modéré du fait d’un cadre moins exotique (plages de galets ou de sable de couleur ambre) que dans l’Ouest.

Un bémol tout de même, Koh Chang reste un parc national protégé suffisamment escarpé pour limiter un développement à outrance.

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